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Portrait de la Semaine du 14 au 21 mai 2012 Jules François BOCANDE

La République tient à rendre un vibrant hommage à Jules François Bocandé, décédé le 7 mai dernier, à Metz (France). Ainsi, le chef de l’Etat,
Macky Sall, sera présent cet après-midi, au mythique stade Demba Diop, où la famille sportive va se retrouver pour une cérémonie dénommée
«Le dernier match de Bocandé». A cause justement de la présence du président de la République confirmée par le directeur de cabinet du ministre des Sports, Cheikh Tidiane Sarr, hier, le protocole a été chamboulé. Initialement prévue pour 16h 30, c’est finalement à 17h 15 que la cérémonie officielle va débuter. Cela, dix minutes après l’arrivée de Macky, au stade. Cependant, l’arrivée du corps est bien maintenue pour 16h 30 en provenance de la cathédrale de Dakar, où il sera exposé à partir 11 heures. Selon le Dc d’El Hadji Malick Gakou, c’est sur la demande du cardinal Théodore Adrien Sarr que le corps quittera l’hôpital Principal pour une chapelle ardente et non une messe. Au stade où la fanfare de l’armée ainsi que la troupe «Allez Casa» et la chorale des Martyrs de L’Ouganda vont assurer l’ »animation, il y aura une série d’allocutions pour des témoignages. A ce sujet, les organisateurs tiennent au respect du protocole sur le temps d’antenne. Car, le chef de l’Etat va s’adresser à l’assistance à 18h 50. Gageons que les premiers orateurs, le représentant de la famille du défunt, le président du Casa ou son représentant, le journaliste Abdoulaye Diao, le président des anciens internationaux et le président Me Senghor, sauront respecter le timing. Surtout qu’entre deux allocutions, il y aura un chant de la chorale. Ce qu’il faut regretter dans ces funérailles, c’est que tout le monde veut rendre hommage à la légende du football sénégalais, alors que de son vivant, rares sont ceux qui ont reconnu et récompensé le mérite de l’un des meilleurs joueurs africains. Même pour aller au fret de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, où le corps a été levé, hier soir, chaque partie prévue au protocole des différentes cérémonies veut y être représentée. Comme pour la présence à la levée du corps au fret où n’étaient autorisées que dix personnes (trois agents du ministère des Sports et sept membres de la famille) avec la demande d’intégration de représentants de la Fédération et du Casa Sports, les Cadres casamançais réclament la prise de parole pour faire un témoignage au stade. On ne le dira jamais assez, au Sénégal on aime beaucoup le paraître.

Réactions… Réactions… Réactions…
EL HADJI MALICK GAKOU, MINISTRE DES SPORTS : «C’est toute la nation qui le pleure»
«Nous sommes affligés par tout ce qui se passe. Jules François Bocandé était un héros national. C’est toute la nation qui le pleure. Demain (Ndlr : cet après-midi), il y aura le président pour présider la cérémonie».

FAUSTIN DIATTA, ANCIEN MINISTRE DES SPORTS : «La jeune génération doit garder ses valeurs»
«Nous sommes venus témoigner notre amitié. Jules François est un homme entier. Sa perte est cruelle, mais les valeurs qu’incarnaient Jules sont fondamentales. La jeune génération doit garder ces valeurs. Il faudrait se donner pour sa patrie, pour lui rendre ses témoignages et pour magnifier ses actes. Je remercie le gouvernement du Sénégal pour les mesures prises pour accompagner Bocandé jusqu’à la messe. Le président Macky va rendre à ce grand homme ses honneurs»

DESIRE DIEME, EPOUSE DE L’ONCLE DE BOCANDE : «On aurait souhaité bénéficier de sa dimension»
«Nous avons le coeur gros. On aurait souhaité l’avoir encore pour bénéficier de son charisme, de son expérience, de sa hauteur et de sa dimension. Il a donné tout pour son pays. Nous sommes tous des croyants. Je sais là où il est, il est avec les anges. Bocandé est un grand homme. Depuis qu’il est enfant, il est avec cette fougue. Il a toujours été comme ça. Il a toujours été un héros chez lui. Il est généraux, nous avons perdu»

ARTHUR DJIBY SADIO, SUPPORTER DU CASA : «Il a beaucoup fait pour le football sénégalais»
«Il faut que la jeune génération suive les pas de Bocandé. C’est douloureux, la disparition de Bocandé. Parce qu’il a beaucoup fait pour le football sénégalais. Je l’ai toujours adulé parce qu’il me fantasmait. Je vais aller jusqu’à Ziguinchor pour ses obsèques».

PIERRE GOUDIABY «ATEPA» : «Il s’est battu pour la paix en Casamance»
«C’est un exemple pour la jeunesse sénégalaise voire même du monde entier. A Metz, il a été une idole. Il a fait ce qu’il devait faire. Bocandé l’a fait avec conviction, il nous a rendus heureux. Il s’est battu pour qu’il y ait la paix dans sa région natale, la Casamance. Ce que j’ai retenu de lui, c’est son militantisme sans faille. Et je suis heureux de cette mobilisation pour honorer sa mémoire. Voilà un repère pour les jeunes».

ABDOULATIF DIOP (JOURNALISTE) «Le grand patriote est parti»
«C’est grâce à Bocandé que les attaquants du Casa ont la chance d’attaquer le camp adverse. Bocandé avait une forte personnalité.
Le grand sportif est parti, le grand patriote est parti. Il est déjà immortel. Il y a des choses matérielles et physiques qu’on peut faire pour garder sa mémoire. J’ai pris le taxi de Joal à Dakar et j’ai été surpris des témoignages. Ils ont dit qu’ils ne s’intéressent pas au football. Mais ceux qui les marquaient, c’était son patriotisme. Ce qui est important, c’est ce qui est arrivé. J’ai suivi les avis, les hommes de la rue. Et il faut qu’on parte de l’événement Bocandé pour corriger beaucoup de choses».

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