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La clameur dakaroise est, depuis quelques jours, rythmée par la reprise du concours «Miss Diongoma». Un événement qui suscite beaucoup d’intérêts de la part des Sénégalais. Et si pour les uns, c’est simplement un scandale, pour les autres, par contre, c’est n’est ni plus ni moins qu’un simple concours de beauté et de rondeurs.

Mais l’idée d’un concours qui met en scène des femmes aux rondeurs et formes généreuses et aux astuces certifiées, est définie par les organisateurs comme devant «permettre à cette catégorie de femmes d’âge mûr de continuer à participer à la vie culturelle du Sénégal et de s’épanouir pleinement». Les candidates sont âgées entre 25 et 39 ans, disent-ils. Or, parmi les participantes au concours qui ont défilé, samedi dernier, à la Maison de la culture Douta Seck, il y en a une qui a moins que cet âge. Mariama Sano est, en effet, presque une adolescente, puisqu’elle est âgée de 19 ans seulement.

Lancé dans les années 90 au Sénégal par Moise Ambroise Gomis, le concours «Miss Diongoma» a connu un arrêt de dix ans, depuis 2002. Et après cette décennie de rupture, il a été relancé cette année, avec la première sortie des «Diongomas» qui sont au nombre de 14, samedi dernier à Douta Seck. D’après l’initiateur, la suspension du concours est liée à un problème d’argent. Mais la réalité est tout autre. C’est, en effet, à la suite d’une virulente campagne des religieux musulmans qui avaient même lancé une sorte de «Fatwa» contre «Miss Diongoma» que le concours a été suspendu.

Les imams estimaient que cet événement rompait d’avec les valeurs et traditions sénégalaises et que c’était un scandale et un manque de respect envers l’islam que d’exposer ainsi la femme dans ce qui devait constituer son intimité. C’était cette bataille engagée par des religieux contre «Miss Diongoma», qui avait reçu un écho très large et très favorable auprès de l’opinion publique, des annonceurs et de l’Etat, qui avait abouti, en vérité, à la suspension du concours après sa 7e édition.

Dans le concours, ce sont des femmes aux rondeurs et courbes extrêmement généreuses que l’on retrouve. Lors de leur prestation, elle en arrivent parfois à se courber ou se mettre à genoux, mettant ainsi de manière très érotique leurs formes. Et le plus drôle, c’est que la majeure partie de ces «Diongomas» sont soit divorcées ou célibataires, et les hommes affirment que c’est un moyen de se trouver un mari. Et puisque c’est le redémarrage, Ambroise Gomis et son équipe ont préféré ne mettre en compétition que des «Diongomas» de Dakar, contrairement aux autres éditions où les régions de l’intérieur du pays étaient aussi en lice. Pour cette 8e édition qui a débuté samedi dernier, cinq femmes sont sorties du lot et se sont qualifiées pour la finale prévue le 14 juillet prochain.

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