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L’accès au village de la région de Tabriz est coupé, selon le Croissant rouge iranien. En 2003, un séisme avait fait 31.000 morts.

Entre 80 et 100 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées dans un séisme en Iran, selon un premier bilan officiel. Deux importantes secousses ont eu lieu samedi 11 août dans la région de Tabriz, une ville de 1,5 million d’habitants dans le nord-ouest du pays, provoquant la panique parmi les habitants.
Le séisme, d’une magnitude de 6,2 et dont l’épicentre se trouvait à une soixantaine de kilomètres de Tabriz et à quelque dix kilomètres sous terre, est survenu à 16h53 (12h23 GMT), selon le Centre sismologique de l’Université de Téhéran. Une réplique, d’une magnitude de 6,0, a ensuite eu lieu à 17h04 (12h34 GMT), selon la même source. Plusieurs répliques ont été ressenties dans la région, notamment à Ardébil, Meshkinshahr et Ahar.
31.000 personnes tuées en 2003

« L’accès aux villages de la région est coupé et nous n’avons qu’un contact téléphonique avec eux », a déclaré Mahmoud Mozafar, chef des opérations de secours du Croissant rouge iranien à l’agence Mehr. Un porte-parole des pompiers de Tabriz a affirmé de son côté à l’agence Isna que « l’électricité a été coupée dans la plupart des quartiers (…) et qu’il y a un trafic monstre dans la ville ».

Pouya Hajian, porte-parole du Croissant rouge iranien, rapporte que plusieurs villes, notamment Ahar, Varzeghan, Mehraban et Heris, ainsi que six villages « ont subi des dégâts ». Selon un responsable du centre des catastrophes naturelles de la région, « il est possible que des maisons aient été détruites dans les villages et nous avons dépêché des groupes de secours dans la région ». « 60 villages (…) ont subi de lourds dégâts et ont besoin d’aide », a déclaré pour sa part à Mehr un député de la ville durement touchée de Ahar, Abbas Fallah.

L’Iran est situé sur plusieurs failles sismiques importantes et a connu de nombreux tremblements de terre dévastateurs. Le séisme le plus mortel ces dernières années a tué 31.000 personnes, soit un quart de la population, dans la ville de Bam (sud) en décembre 2003.

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