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Après une journée marquée par de violents combats, notamment à Alep et à Damas, le sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’ouvre mardi 14 août. Il durera deux jours et qui a pour but de trouver une solution négociée au conflit syrien.

9 heures : les combats reprennent à Alep, tandis que les perquisitions se poursuivent à Damas, bombardée
Des accrochages entre armée et rebelles ont lieu ce mardi matin et des explosions sont entendues dans les quartiers rebelles de Salaheddine et Seif al-Dawla (ouest d’Alep), alors qu’une vaste campagne de perquisitions entamée lundi se poursuit à Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Par ailleurs, « les quartiers de Sahour, Hanano et Chaar [est] étaient soumis à un pilonnage de la part de l’armée », a ajouté l’OSDH. L’armée syrienne est entrée hier à Seif al-Dawla, quelques jours après avoir repris un premier quartier aux mains des insurgés également dans l’ouest, celui de Salaheddine. Elle contrôle ce dernier en grande partie, même s’il y a des poches de résistance.

Dans la province de Damas, les habitants fuyaient la localité de Qaboun, de peur d’une opération des forces armées qui ont pilonné dans la nuit de lundi à mardi les localités de Daraya et de Madamiya, toujours selon l’OSDH.

Un militaire dissident a été tué à Al-Tal, une localité qui a subi de gros dégâts et dont une partie de la population a fui, indique l’ONG basée à Londres.

Dans la province de Deraa (sud), les forces armées encerclaient la localité de Tafs, où elles tentent de pénétrer depuis plusieurs jours. Des roquettes sont également tombées à Basra et Mzeireb.

Lundi 13 août au soir, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a proposé, lors d’une réunion préparatoire du sommet islamique de La Mecque, la suspension de la Syrie, une mesure à laquelle s’oppose l’Iran, fidèle allié du régime de Bachar Al-Assad. Interrogé sur la perspective d’une suspension du pays, le secrétaire général de l’OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, a répondu par l’affirmative. « [Un projet de] résolution a été adopté à la majorité absolue » des participants à la réunion et il « sera soumis à l’approbation des dirigeants » au sommet de La Mecque, a-t-il confirmé.

En Syrie, un groupe d’insurgés a affirmé avoir capturé le pilote de l’avion de combat que l’Armée syrienne libre (ASL, rebelles) dit avoir abattu dans l’est du pays, selon une vidéo mise en ligne sur Internet. Le pilote présumé y décline son identité : « Je suis le colonel pilote Moufid Mohammad Sleimane. Ma mission était de bombarder la ville de Mouhassane », à 400 km à l’est de Deir Ezzor. Evoquant les blessures qu’il porte sur son visage, il a indiqué qu' »un vent violent [l]’a projeté contre des pierres lorsqu'[il s’est] éjecté de [s]on appareil ».

A ALEP, COUPURE DES COMMUNICATIONS

D’autres rebelles ont appelé la communauté internationale à leur venir en aide, alors que les troupes gouvernementales avançaient lundi en direction de quartiers rebelles d’Alep, deuxième ville du pays. « En Libye, ils ont aidé à faire tomber [l’ancien dictateur Mouammar] Kadhafi, mais en Syrie, ils nous laissent mourir », a affirmé Abou Ahmad, combattant du bataillon de Chouhada Al-Atareb, dans le quartier rebelle de Soukkari, à Alep. Toutes les communications avec la ville d’Alep étaient coupées, signe qui précède en général un assaut majeur sur cette ville, enjeu crucial dans la bataille que se livrent l’armée et les rebelles.

De leur côté, les Etats-Unis ont indiqué lundi qu’ils « n’écartent aucune hypothèse » pour obtenir le départ du président syrien Bachar Al-Assad, au moment où des rumeurs refont surface sur la mise en place éventuelle d’une zone d’exclusion aérienne.

Les Etats-Unis ont également appelé le Liban à gérer dans la « transparence » les suites de l’arrestation, jeudi dernier, de Michel Samaha, ancien ministre libanais de l’information, accusé de préparer des attentats dans le pays. Selon une source judiciaire, M. Samaha et le chef de la sécurité syrien, le général Ali Mamlouk, sont soupçonnés de préparer des attentats ciblant des personnalités politiques et religieuses au Liban en vue de provoquer des tueries interconfessionnelles, faisant craindre aux Etats-Unis une contagion des violences qui ensanglantent la Syrie.

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